80e anniversaire de la reddition du Japon

Le 2 septembre 1945, à bord du Missouri dans la baie de Tokyo, le général Yoshijirō Umezu signe la capitulation face au général Douglas MacArthur. © US National Archives

Le ministère des Armées, accompagné par le GIP 80 ans Libération, a clôturé le cycle mémoriel des
« 80 ans des débarquements, de la Libération et de la Victoire » par la commémoration de la reddition du Japon,le 2 septembre 2025.
Cette manifestation a été relayée, le même jour, par toutes les préfectures à la demande de la ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens Combattants.
Ce fut un évènement marquant car c’était la première fois que la France inscrivait cette date dans son calendrier mémoriel.

En mai 1945, la guerre était officiellement terminée en Europe par la défaite de l’Allemagne et sa capitulation sans condition. La France pansait ses plaies et commençait à se reconstruire. En revanche, le conflit se prolongeait dans le Pacifique et les pertes américaines s’élevaient à plus de 1 000 hommes par jour.

Il aura fallu attendre les bombes atomiques américaines lancées sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août, pour y mettre un terme définitif.

Le général Douglas MacArthur, commandant suprême des forces alliées, lisant son discours d’ouverture des cérémonies de reddition. Le général Leclerc (4e en partant de la gauche) représentant la France. © US Naval Historical Center

Le 2 septembre 1945, les principaux belligérants étaient réunis sur le croiseur américain Missouri, dans la baie de Tokyo, pour signer l’acte de capitulation du Japon : les USA, la Chine, le Royaume-Uni, la Russie, l’Australie et la France. Le général Leclerc, qui représentait notre pays, expliqua la raison de sa présence avec les alliés : « La victoire sur le Japon était l’aboutissement d’efforts et de sacrifices auxquels la France avait pris sa part dès septembre 1942, à la demande du général de Gaulle.
En Indochine, en particulier, la résistance avait organisé un réseau de renseignements qui ne cessa d’envoyer des informations précieuses aux alliés (…). Nos troupes s’opposèrent ensuite vaillamment au coup de force japonais du 9 mars 1945 ; leurs pertes furent lourdes mais elles n’ont pas failli à leur tâche (…).

La France a pu opposer au Japon l’effort maximum qu’elle pouvait fournir (…). Il était donc juste et légitime que le 2 septembre 1945, la France signa au côté des alliés la capitulation du Japon. (…) »
Ainsi concluait le général Leclerc.

Ce baroud d’honneur était en effet le souhait du général de Gaulle qui écrivit dans ses Mémoires de Guerre : « la France doit payer l’impôt du sang en Indochine pour conserver son empire et son rang
de grande puissance, à l’exemple de la résistance française contre l’occupant nazi en métropole. »

Le 2 septembre 2025, Mme Patricia Mirallès, ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens Combattants, a présidé le ravivage de la Flamme sous l’Arc de triomphe, accompagnée notamment
de Mme Jeanne d’Hauteserre, maire du VIIIe arrondissement et du général de corps d’armée Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris, en présence d’une assistance nombreuse.

Elle a participé ensuite au vernissage de l’exposition « L’Indochine dans le second conflit mondial 1939-1945 » à la mairie du VIIIe. Cette exposition, financée et labellisée par la Mission Libération, a été conçue et organisée par l’association « Citadelles et Maquis d’Indochine 1939-1945 » (Gr 09 de la FNAM).
Après le mot d’accueil de la maire, le président de l’association a présenté l’exposition. La ministre a conclu par un discours dont le texte a été lu ce jour-là dans tous les départements.
Elle rappelait la résistance héroïque des Français dans la guerre du Pacifique et en particulier en Indochine, citant le capitaine Jean d’Hers, héros de la résistance en Cochinchine et Compagnon de la Libération. Elle soulignait aussi le caractère relatif d’une victoire qui fut suivie d’un nouveau conflit, la guerre d’Indochine, l’occasion pour la ministre de rendre hommage à tous les combattants qui portèrent héroïquement nos couleurs en Extrême-Orient.
Loïc de LABORIE
Président de « Citadelles et Maquis d’Indochine 1939-1945 » (Gr 09)
www.CMI3945

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