Vient de paraître ! Bulletin de liaison CMI N°43
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Le ministère des Armées, accompagné par le GIP 80 ans Libération, a clôturé le cycle mémoriel des
« 80 ans des débarquements, de la Libération et de la Victoire » par la commémoration de la reddition du Japon,le 2 septembre 2025.
Cette manifestation a été relayée, le même jour, par toutes les préfectures à la demande de la ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens Combattants.
Ce fut un évènement marquant car c’était la première fois que la France inscrivait cette date dans son calendrier mémoriel.
En mai 1945, la guerre était officiellement terminée en Europe par la défaite de l’Allemagne et sa capitulation sans condition. La France pansait ses plaies et commençait à se reconstruire. En revanche, le conflit se prolongeait dans le Pacifique et les pertes américaines s’élevaient à plus de 1 000 hommes par jour.
Il aura fallu attendre les bombes atomiques américaines lancées sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août, pour y mettre un terme définitif.

Le 2 septembre 1945, les principaux belligérants étaient réunis sur le croiseur américain Missouri, dans la baie de Tokyo, pour signer l’acte de capitulation du Japon : les USA, la Chine, le Royaume-Uni, la Russie, l’Australie et la France. Le général Leclerc, qui représentait notre pays, expliqua la raison de sa présence avec les alliés : « La victoire sur le Japon était l’aboutissement d’efforts et de sacrifices auxquels la France avait pris sa part dès septembre 1942, à la demande du général de Gaulle.
En Indochine, en particulier, la résistance avait organisé un réseau de renseignements qui ne cessa d’envoyer des informations précieuses aux alliés (…). Nos troupes s’opposèrent ensuite vaillamment au coup de force japonais du 9 mars 1945 ; leurs pertes furent lourdes mais elles n’ont pas failli à leur tâche (…).
La France a pu opposer au Japon l’effort maximum qu’elle pouvait fournir (…). Il était donc juste et légitime que le 2 septembre 1945, la France signa au côté des alliés la capitulation du Japon. (…) »
Ainsi concluait le général Leclerc.

Ce baroud d’honneur était en effet le souhait du général de Gaulle qui écrivit dans ses Mémoires de Guerre : « la France doit payer l’impôt du sang en Indochine pour conserver son empire et son rang
de grande puissance, à l’exemple de la résistance française contre l’occupant nazi en métropole. »
Le 2 septembre 2025, Mme Patricia Mirallès, ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens Combattants, a présidé le ravivage de la Flamme sous l’Arc de triomphe, accompagnée notamment
de Mme Jeanne d’Hauteserre, maire du VIIIe arrondissement et du général de corps d’armée Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris, en présence d’une assistance nombreuse.

Elle a participé ensuite au vernissage de l’exposition « L’Indochine dans le second conflit mondial 1939-1945 » à la mairie du VIIIe. Cette exposition, financée et labellisée par la Mission Libération, a été conçue et organisée par l’association « Citadelles et Maquis d’Indochine 1939-1945 » (Gr 09 de la FNAM).
Après le mot d’accueil de la maire, le président de l’association a présenté l’exposition. La ministre a conclu par un discours dont le texte a été lu ce jour-là dans tous les départements.
Elle rappelait la résistance héroïque des Français dans la guerre du Pacifique et en particulier en Indochine, citant le capitaine Jean d’Hers, héros de la résistance en Cochinchine et Compagnon de la Libération. Elle soulignait aussi le caractère relatif d’une victoire qui fut suivie d’un nouveau conflit, la guerre d’Indochine, l’occasion pour la ministre de rendre hommage à tous les combattants qui portèrent héroïquement nos couleurs en Extrême-Orient.
Loïc de LABORIE
Président de « Citadelles et Maquis d’Indochine 1939-1945 » (Gr 09)
www.CMI3945
80e anniversaire de la reddition du Japon Lire la suite »
Nous venons d’apprendre avec tristesse par Mme Sabine Pérouse, membre de l’association, le décès de son parrain et dernier survivant du coup de force japonais en Indochine, le colonel Jean de Heaulme.
Il avait fêté ses 102 ans le 9 janvier dernier. Il était le mari de Geneviève de Galard, « l’Ange de Dien bien Phu », elle-même décédée presque un an jour pour jour.

Au moment du coup de force, l’aspirant Jean de Heaulme venait de réussir le concours de Saint Cyr à l’Ecole Militaire de Tong. Il avait été intégré au 9e RIC en octobre 1944 et en particulier au sein du détachement motorisé de Tong.
Ce dernier avait été aguerri par des missions contre les premières implantations du Viet Minh dans le nord du Tonkin.
Lors du 9 mars 1945 à Tong, l’alerte avait été déclenchée le matin du 9 bien avant l’attaque japonaise et elle fut maintenue à cet endroit à la différence de la plupart des unités françaises. Comme 800 autres soldats français et vietnamiens, Jean de Heaulme fut rapidement fait prisonnier par les Japonais qui les surprirent au petit matin du 10 mars. Il connut alors un internement sur place jusqu’en juin puis dans la citadelle d’Hanoi avec 5000 autres prisonniers dans des conditions particulièrement misérables. En juillet, il fut dirigé sur un camp de travail avec 200 autres prisonniers au Tam Dao pour aménager des plateformes, en vue d’y installer des canons anti-aériens. Ces travaux de forçats étaient épuisants. Les bombes américaines sur le Japon les 6 et 9 août 1945 les sauvèrent d’une extermination planifiée. Les soldats français retrouvèrent alors la citadelle d’Hanoi en conservant leur statut de prisonniers, cette fois-ci de pseudo alliés chinois. IL fallut attendre le 18 novembre pour que le groupe de Saint Cyriens soit rapatrié à Saigon.
Notre association a eu l’occasion de le croiser avec son épouse à de nombreuses reprises, lors de nos commémorations du 9 mars 1945, en particulier celle du 9 mars 2023 où il avait assisté, encore très vaillant, à la messe à l’Ecole Militaire. A l’issue de cette messe, il avait eu un échange avec une délégation de Cyrards de la promotion le Coq (vidéo de l’entretien sur ce site). Nous avons pu participer, avec le journal l’Ancre d’Or, également à une interview du colonel fin 2023 où il avait témoigné sur son expérience du coup de force et des mois qui ont suivi.
Il a été chef de corps du 2e RIMA de 1972 à 1974, commandeur de la Légion d’Honneur, croix de guerre 1939-1945, croix de guerre des théâtres des opérations extérieures.
Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et nous lui faisons part de notre grande tristesse de voir disparaitre le dernier représentant de ces combats héroïques il y a 80 ans en Indochine.

Décès du colonel Jean de Heaulme Lire la suite »
Citadelles et Maquis d’Indochine 1939 – 1945, en lien avec le Comité de Mémoire de l’Indochine.


Nous avons eu la joie d’accueillir en novembre dernier Monsieur Jean-Paul Faivre en tant que nouveau membre de l’association. Il vient de faire paraitre cet ouvrage dont nous donnons ici un aperçu :
« La colonisation française en Indochine, la perle de l’Empire, aura duré moins d’un siècle et la Police indochinoise, après des débuts difficiles, connaîtra son heure de gloire entre les deux guerres mondiales. Elle affrontera ensuite les Japonais entre 1940 et 1945, avant de perdre progressivement son identité policière durant la guerre d’Indochine. L’auteur, ancien policier lui-même, parcourt régulièrement le Vietnam, le Cambodge et le Laos depuis une quinzaine d’années et a voulu combiner à travers cet ouvrage trois passions : l’Histoire, la Police et l’Indochine, comblant ainsi un vide d’autant plus étonnant que les mémoires et thèses sur la Gendarmerie Nationale en Indochine sont nombreux… Il s’est attaché à décrire non seulement les structures administratives mais également à retracer la carrière de nombreux policiers du début à la fin de la colonisation, et même au-delà. Le professeur et historien de la Police Jean-Marc Berlière souligne dans sa préface la richesse de ce livre qui a nécessité sept années de recherches en France et au Vietnam. »

“L’association « Citadelles et Maquis d’Indochine 1939-1945 » a le souhait de donner une ampleur particulière aux commémorations qui doivent avoir lieu le 9 mars et le 2 septembre 2025 à l’occasion du 80e anniversaire du coup de force japonais en Indochine.
La Mission « 80 ans Libération » a annoncé officiellement le mois dernier la labellisation de notre projet mémoriel par le comité national”.
Vous avez obtenu le Label
“Mission Libération”
Félicitations ! Vous contribuez à faire de ce 80e anniversaire
un rendez-vous national. La large contribution de tous les
acteurs permet de mobiliser les générations
et de valoriser la mémoire des héros de la Libération.

Le Groupement d’intérêt public (GIP) ” Mission du 80e anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire “,approuvé par l’arrêté du 8 septembre 2023, est chargé d’organiserles cérémonies de commémoration des débarquements, de laLibération de la France et de la Victoire.
Présidé par Philippe Etienne, ambassadeur de France, ancienambassadeur aux États-Unis et en Allemagne, ancien conseiller diplomatique du président de la République, le GIP ” Mission
Libération ” est constitué de personnalités diverses compte tenu de sa spécificité interministérielle.
Placée sous la direction générale du général de corps d’armée (2S) Michel Delion et du préfet Fabien Sudry, l’équipe travaille avec tous les ministères concernés pour organiser et promouvoir les cérémonies, ainsi qu’avec les acteurs régionaux et tous les partenaires nationaux et internationaux, pour valoriser les actions locales et les thématiques mises en avant pour ce 80e anniversaire.