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Prisonniers du Mikado

Prisonniers du Mikado : survivre, de l’Empire maintenu aux indépendances en Indochine : 9 mars 1945-juin 1947

Auteur : Jean-Jacques Bonnaud

Paru le : 31/03/2022

Éditeur(s) : Editions Temporis

Résumé

Un très fidèle membre de l’association, Mr Jean-Jacques Bonnaud, évoque l’occupation japonaise puis chinoise de l’Indochine entre 1945 et 1947 à travers ses souvenirs, témoin durant sa jeunesse des événements politiques et militaires qui ont émaillé cette période. Il décrit le quotidien des populations civiles françaises, les manœuvres militaires ainsi que les débuts de la guerre d’Indochine, avec la montée en puissance du Vietminh. Cette étude, à la fois fouillée et synthétique, apporte une contribution très intéressante sur cette période et met en relief les conséquences des décisions prises par les US et aussi la métropole dans le long conflit qui allait suivre.

Le 9 mars 1945, sentant la défaite venir dans le Pacifique, le Japon décide d’éliminer la présence française en Indochine, en attaquant les garnisons françaises et en refoulant nos troupes vers la Chine. Il transfère l’administration à un gouvernement de son choix et accorde l’indépendance à l’ancien empire d’Annam et aux royaumes du Cambodge et du Laos.

L’armée japonaise concentre la population civile française dans quelques centres d’internement. C’est la vie d’une famille française, internée à Hué avec 2000 compatriotes, que raconte l’auteur, d’abord sous la férule japonaise, puis sous une occupation chinoise imposée à Potsdam en juillet 1945 par les vainqueurs de la guerre en Europe, sans l’aval de la France pour le territoire situé au nord du 16ème parallèle, coupant ainsi l’Indochine en deux.

Sentiment d’abandon, temps perdu par la France au nord, où s’installe avec l’appui américain un gouvernement Ho Chi Minh, tandis qu’au sud les Français avec Leclerc reprennent le contrôle du pays. Libéré finalement après les accords du 6 mars 1946, l’auteur vit au nord une cohabitation pacifique mais méfiante avec les autorités Vietminh qui s’installent par la violence et la propagande en exploitant le puissant désir d’indépendance des populations. Il survit à l’attaque surprise qui marque les débuts de la Guerre d’Indochine le 20 décembre 1946 et assiste aux tentatives françaises pour créer un Etat nationaliste à partir de la République de Cochinchine, avant d’être rapatrié en France en juin 1947.

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Le conflit Franco-Siamois

LE CONFLIT FRANCO-SIAMOIS

Seul état indépendant et non colonisé de la péninsule indochinoise. le Siam, qui ne prendra le nom de Thaïlande qu’en 1939, devient une monarchie constitutionnelle dont l’homme fort en 1940 est le Maréchal LUANG PH!BUL Son ambition fondamentale est la création d’une «grande Thaïlande» englobant tous les territoires de langue Thaï de la péninsule. C’est ce que l’on a appelé le «Phantaïsme».
A la faveur de la défaite française en Europe et devant la pression japonaise sur l’Indochine, le gouvernement siamois présente à Hanoï ses revendications sur les rectifications de frontières avec le Laos et le Cambodge.

Les Hostilités :

Apres le refus poli de la Colonie, les premières escarmouches se manifestent le long du Mékong dès le mois de septembre 1940. La démilitarisation du Laos consécutive aux accords de 1896 oblige le Commandement militaire français de l’Indochine à envoyer à Luang Prabang, Vientiane,Thakek, Savannakhet et Paksé des éléments d’infanterie et d’artillerie pris sur les garnisons du Tonkin, de l’Annam et de Cochinchine.
Les hostilités s’intensifient au mois de novembre 1940 sous formes d’échanges de tirs d’artillerie et de raids d’aviation. Plusieurs appareils siamois sont abattus. l’un d’eux est capturé au sol.
Au Laos, deux territoires de la rive droite du Mékong sont visés les provinces de Sayaboury et de Bassac.
Dans la première, deux détachements sont envoyés en opérations au début de janvier 1941 sur cette rive droite à partir de Luang Prabang. L’un vers l’ouest poursuivra sa mission jusqu’à Muong Khop où se heurtant à un bataillon siamois le 27 janvier, il se repliera suivant les ordres reçus, après une journée de combats sporadiques, sur la rive gauche. il sera alors informé de l’armistice.
L’autre détachement, envoyé à Paklay dont le poste est situé dans des conditions défavorables, sera investi par les troupes thaïlandaises le 20 janvier, fait prisonnier et emmené en captivilé a Bangkok.
Au Bassac, le 12 janvier, les Siamois lancent une offensive qui, après un premier échec, sera reprise le 15 janvier et obligera les eléments français a repasser sur la rive gauche du Mékong.

Au Cambodge, les hostilités prennent une autre envergure. la cavalerie siamoise, appuyée par l’artillerie,  pénètre en force dans la région de Sisophon. Le dispositif français est repositionné en arriére, mais l’iniliative reste aux forces ennemies.·
Une vigoureuse contre-offensive française, préparée dès le 20 novembre, regroupe quatre bataillons et deux  groupes d’artillerie, ainsi qu’un détachement motorisé. La mise en place du dispositif se heurte aux difficultés du terrain et au manque de renseignements.
Le 16 janvier, le combat s’engage, mais l’infanterie française est contrainte au repli, entraînant celui de l’artillerie. Les chars thaílandais, aidés par leur aviation, enfoncent le dispositif français. Malgré plusieurs succès ponctuels du 16 au 20 janvier, la contre-offensive française se traduit par un échec.
C’est dans le secteur maritime que se décidera la cessation des hoslilités. grâce à la victoire navale de KOH CHANG. remporté par le Groupement naval commandé par le capitaine de vaisseau BERENGER,  le 17 janvier 1941. Ce haut fait est rapporté par ailleurs en détail.

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Son but

L’association « Citadelle et Maquis d’Indochine 1939- 1945 » fondée en 1978, a pour but :

  • D’assurer la défense des intérêts moraux et éventuellement matériels de ceux qui, civils ou militaires, participèrent en Indochine, de 1939 à 1945, aux différentes formes d’action ayant pour but la sauvegarde des intérêts et de l’honneur de la France.

  • De contribuer, en particulier pour cela, à l’établissement de la vérité historique sur ces événements et de susciter l’intérêt de personnes motivées par l’étude de la 2e guerre mondiale en Indochine, sur une période allant de 1939 à l’acte de capitulation de la 3e puissance de l’axe, le Japon, le 2 septembre 1945.

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